Fleur d’hiver

Cachée dans ma corolle,

Dans les silences entrecoupés de paroles,

Je me perds dans les paraboles

De mon esprit avachi dans l’ennui et l’envie

De changer de vie, espérance rance, parfums enfumés

Des traumatismes passés m’enfermant dans la fumée

De mes pensées désemparées.

Les larmes s’écoulent sur mes pétales refermés

Engloutissant mes rêves brisés,

Fragile comme une faucille,

Forteresse de maladresses,

Je suis prise de justesse,

Figée comme une brindille,

Enveloppée d’effluves dissipées.

Se montrer fort amène ma propre mort,

Reproches de la sensibilité exacerbée,

Dans un monde inhibé, amorti par les prix.

Recroquevillée, je regarde, chevillée

Au corps la passion ardente des arts,

La passoire de l’humanité dans son ignorance éhontée

Sa prévenance, persévérance des milieux habités par tant d’imbécilité,

D’incivilités reflets des souffrances silencieuses,

Frappée, attaquée par la morsure des maux des autres,

Le monde des mots des autres me déstabilisent

Et m’enlisent, comment m’en sortir et devenir papillon

Dans un monde avec autant de divisions, et où la diversité innée

De la nature enneigée est entérinée dans un sable mouvant constant ?

Je suis prise de vertige dans les vestiges de mes pensées.

Althea

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