Espoir

Effleurement d’ailes de papillons cristallins

Douceur éphémère sur mes mains,

Je suis suspendue au bord du gouffre infernal

Là où l’amour souffre et l’indifférence fait mal,

Sur la balançoire de l’espoir,

En permanent déséquilibre, je broie du noir.

Les souvenirs sont pesants, les sourires désarmants,

L’isolement social, épuisant, l’absence d’amis aimants, éreintant

Harassée autant que lassée, je rêve d’être enlacée dans des étreintes comme avant.

Ma vie est un point infini, sans direction définie,

Tout est ici, informel, formel de l’administratif

Dans un monde oubliant l’essentiel du créatif,

Arc-en-ciel sans vie qui finit en pluie,

Dans un déluge de rébellion et de carillons,

Le silence de ma personne m’assomme.

Ma vie se tisse de dés espoirs, où tout est jeté,

Raccommodé, recommencé dans un ensemble éphémère

Qui se perd dans l’horizon à foison, dans la mer qui tremble,

Dans le tourbillon de la vie, dans l’ennui,

Dans les replis des soucis, dans les plis des habits,

Dans les replis des envies, dans les lits des ennuis.

Espoir, viens me serrer dans tes bras une dernière fois.

Espoir, viens me réconforter dans ma lente éternité,

Je suis une bougie qui s’essouffle, cherchant à réchauffer

Les autres, en oubliant le feu dévorant de mon cœur aimant.

Espoir, sois là, encore, quand tout redeviendra vivant, pas comme maintenant.

Althea

(Poème du 27 Janvier 2021)

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